Pour la troisième fois, les électeurs du collège B sont appelés à voter pour désigner leurs représentants au Conseil d'Administration de l'Université de Lorraine.

Précisons-le clairement et sans ambiguïté : notre collectif n'est en rien impliqué dans les divers recours qui ont conduit, à deux reprises, à l'invalidation du scrutin dans le collège B du CA. Nous défendons en priorité les valeurs de la démocratie, la collégialité et le respect des règles dans l'UL. Ne soyons pas dupes des tentatives de diversion qui visent à masquer les approximations juridiques et les nombreuses libertés qui ont été prises avec les règles électorales et qui ont conduit à fausser la sincérité du scrutin. L'empressement injustifié et l'organisation erratique qui ont hélas prévalu à la création de l'UL érigent le bricolage administratif en « système de gouvernance ». Cette situation ne doit absolument pas perdurer.

Contrairement à la candidature de témoignage de ceux qui se refusent à gouverner, notre liste intersyndicale élargie se veut une force de proposition constructive et collégiale, pour la défense d'un service public universitaire lorrain. Nous appelons donc tous les personnels du collège B à profiter de cette (ultime ?) consultation pour exprimer, en toute indépendance, leur véritable ambition de voir s'imposer un fonctionnement démocratique, respectueux de toutes nos missions et de nos initiatives, soucieux de nos conditions de travail, de nos statuts et de nos carrières. Nous les invitons à nous rejoindre pour promouvoir et mettre en place NOTRE PROGRAMME. Pour rompre avec une gouvernance hyper-présidentialisée qui a montré ses limites, la seule option possible est d'équilibrer les pouvoirs au sein du CA. Fort de ses 26 élus sur l'ensemble des conseils, notre collectif s'appuie sur une représentation équilibrée des sites et des disciplines. Il est le plus à même d'incarner une autre Université de Lorraine, collégiale, indépendante et déconcentrée.

 

 

Lisez notre profession de foi

 

François CHAROY (ex UHP, ST) Francois.Charoy@loria.fr
Stéphane LEYMARIE (ex UPVM, DEG) leymarie@univ-metz.fr

Isabelle THAON (ex UHP, S) isabelle.thaon@medecine.uhp-nancy.fr
Raymond MAGRO (ex UPVM, LLSHS) magro@univ-metz.fr
Emmanuel GUEDON (ex INPL, ST) emmanuel.guedon@ensaia.inpl-nancy.fr
Valérie SAINT-DIZIER (ex Nancy 2, LLSHS) valerie.saint-dizier@univ-nancy2.fr

 

 

Accédez au C.V. des candidats !

 

 

Avec 26 élus, la liste Collégiale, Forte et Indépendante : l’UL autrement, est la première force en nombre d'élus dans les conseils existants

 

 

 

CA

CS

CF

CVU

SENAT

total

Collégiale, forte et indépendante : L'UL autrement (J-L. Morel)

1

11

7

4

3

26

Lorraine, Unis vers 2020 (P. Mutzenhardt)

4

10

5

2

2

23

Pour une université démocratique, plurielle et égalitaire (les ObstinéEs)

0

3

2

2

1

8

Pour une université lorraine des libertés (H. Coudane)

1

2

1

0

0

4

Pour une université de Lorraine humaine, créative et entreprenante (L. Johann)

0

2

1

0

0

3



 

Lors du premier scrutin, vous avez fait largement confiance aux deux groupes « L’UL, autrement » et « Pour une université collégiale, forte et indépendante2». Partageant, pour l’essentiel, les mêmes principes, les mêmes objectifs stratégiques et la même conception du fonctionnement de l’Université de Lorraine et du service public, nous nous sommes unis au sein des listes « Collégiale, Forte et Indépendante : l’UL autrement», qui constituent désormais la première force en nombre d’élus (26 au total) au sein de l’Université de Lorraine, pour soutenir un programme commun.

... une autre Université de Lorraine, démocratique et collégiale, déconcentrée et non bureaucratique, équilibrée entre les territoires, les disciplines et les composantes, et mettant au cœur de ses missions le succès étudiant, le soutien à l’esprit d’initiative, une recherche innovante et l’amélioration du bien-être au travail.


La dégradation de nos conditions de travail n’est pas inéluctable, pas davantage le chaos organisationnel qui s’annonce. L’heure n’est donc pas à l’abstention électorale, au découragement professionnel, au repli (hélas parfois compréhensible) sur notre sphère étroite d’activité. C’est le moment d’affirmer notre refus d’une gouvernance délétère, qui jouerait sans arrêt sur des urgences artificielles au détriment de la consultation des personnels et au profit d’une centralisation excessive. Nous refusons une technocratie où les contraintes techniques sont mises en avant pour justifier des décisions sans véritable débat de fond.


Nous voulons revenir à un fonctionnement collégial et démocratique, reposant sur un réel esprit de concertation. Il est temps de restaurer le sens du travail collectif, la solidarité, l’attachement au service public d’enseignement supérieur et de recherche, la responsabilité liée à la conscience professionnelle et à l’exigence du travail bien fait.

  • construction de l’Université de Lorraine à marche forcée et sans concertation réelle avec les personnels pour obtenir l’adhésion du plus grand nombre
  • décisions prises dans une semi-opacité et une précipitation évidentes, sans tenir compte de la complexité des situations et des avis contraires, sans volonté forte de préserver un équilibre territorial satisfaisant
  • risque de passer d'un système collégial, où les décisions étaient largement discutées dans les conseils et commissions, à une « gouvernance » coupée de sa base, ne sachant pas reconnaître ses erreurs éventuelles dans les choix stratégiques ou dans l'organisation quotidienne (choix de procédures, de logiciels…)
  • gâchis énorme de temps et d'énergie pour obtenir d'hypothétiques financements mirobolants en « -ex » avec des résultats bien décevants (pas d'Idex, ni d'Equipex, un plan Campus au financement compromis dès le départ par les difficultés financières de l'État et des collectivités territoriales, …)
  • mise en place de l'UL qui aboutit à une technostructure illisible et imposée à la future équipe de direction : 16 directions et une quarantaine de sous-directions ont déjà été constituées et leurs directeurs sont en cours de nomination ; la localisation des cellules d'appui aux collegiums et pôles a été décidée par les instances provisoires alors que leur nature n'a pas été clairement définie, etc.

Tout ceci aboutit à un empilement de strates qui rendent la gouvernance illisible et les risques de conflit internes élevés. Le scrutin du 9 février est donc l’occasion donnée à tous d'exprimer la volonté de construire une Université de Lorraine différente de celle qui est proposée aujourd'hui, pour le bien de tous et de toute la Lorraine.

La taille de notre nouvelle université impose un fonctionnement et un système de prise de décision déconcentré. La mise en place d’un niveau supplémentaire de structuration va nécessiter une réflexion importante sur la répartition des responsabilités entre les différents niveaux. Les conseils centraux devront fournir le cadre général, garantir les règles communes à l’ensemble de l’établissement et piloter l’élaboration de sa politique. Il faudra veiller à ce que les pôles et les collégiums ne deviennent pas des bastions trop autonomes. Assurer l’articulation entre pôle et collégium sera essentielle au maintien d’une relation forte entre recherche et enseignement. Sur cet aspect, il est évident que les cultures sont variables en fonction des disciplines et des composantes d’enseignement. Il faudra mettre en place un cadre accepté par chacun pour garantir l’équilibre dans les relations.

 

UNE GOUVERNANCE D’EQUILIBRE

  • retour des principes de collégialité dans la gouvernance, à tous les niveaux de décision, car c'est de notre diversité et de nos différences que naîtront l'innovation et l'excellence
  • refus d’un modèle de gouvernement court-circuitant les conseils, avec une concentration néfaste des débats au sein du triangle Président-VP-Directoire (directeurs des collégiums et pôles scientifique)
  • les composantes, les laboratoires, les départements et les équipes de recherche doivent rester les espaces de gestion quotidienne de la vie universitaire. C’est pour eux que tout devra être mis en œuvre pour qu’ils puissent remplir leurs missions dans les meilleures conditions, en veillant en toutes circonstances à mettre la structure administrative au service de leur développement et non l’inverse
  • la taille et la forte pluridisciplinarité de l'UL imposent de recourir à un grand nombre de collègues pour débattre des choix stratégiques (86 personnels élus dans les conseils centraux constituent un cercle de réflexion plus large que 18 directeurs de pôles et collégiums…). Le sénat, instance représentant largement l’ensemble de la communauté doit être consulté et son avis respecté pour toutes les décisions importantes concernant l’Université (budget, politique d’emploi, politique de formation et de recherche)
  • la création du CVU (Conseil de la vie universitaire) à la demande des syndicats doit être l'occasion de consacrer davantage d'attention aux conditions de vie sur les campus, afin de favoriser leur attractivité (développement des Campus verts, de l'offre de formation pour les personnels, de la vie associative, etc.)
  • tous les conseils doivent avoir les moyens de remplir pleinement leur mission de conseil et leur avis doit être respecté
  • mise en place d'une commission issue du Sénat académique pour assurer le suivi de la construction de l’Université de Lorraine et proposer des modifications de son organisation et de son règlement intérieur, avec organisation éventuelle d’un référendum pour les changements les plus importants
  • transparence dans l’élaboration des procédures et rejet des clientélismes dans la prise de décision : affichage systématique et rapide dans l'intranet des documents votés en CA, des critères d'évaluation adoptés, des relevés de décision des conseils dans les jours suivant leur adoption, etc.
  • proposer une présidence s'appuyant sur la communauté universitaire, au lieu d'une hyperprésidence
  • refus des intimidations et des rapports de force (via les primes, les promotions…) qui peuvent faire trop souvent office de méthode de gouvernement
  • réévaluation immédiate du dispositif administratif mis en place par le CA provisoire, pour favoriser la proximité de service et les équilibres territoriaux : application d’une vraie subsidiarité permettant une autonomie de gestion au plus près des réalités du terrain et avec l’accompagnement administratif requis
  • simplification des procédures administratives en comparant les modèles des quatre universités et en choisissant systématiquement celui qui est le plus pratique et le moins chronophage : tirons le meilleur parti de nos différences !
  • affronter lucidement les problèmes financiers car l’autonomie annoncée des universités s’est accompagnée de charges supplémentaires qui leur ont été transférées sans les moyens suffisants pour y faire face, démontrant un désengagement, malheureusement prévisible, de l'État : nous nous battrons pour trouver ensemble les moyens de faire face aux conséquences néfastes des RCE (responsabilités et compétences élargies), afin de ne pas nous laisser imposer de faux choix (entre gels de postes et fermetures de formation, etc.)
  • mise en œuvre d’une politique de développement durable (économie d'énergie, recours aux énergies alternatives), organisation des déplacements entre les sites, audit et réfection des bâtiments, information des personnels sur les risques encourus, politique d'achats responsable


Nos élus s’impliqueront donc résolument en faveur d’une gouvernance transparente, démocratique et non bureaucratique qui rétablisse les valeurs fondamentales de la collégialité universitaire permettant de cimenter la nouvelle université de Lorraine.

  

UNE GESTION HUMAINE DES RESSOURCES
 
Nous voulons :

  • harmoniser les critères d’évaluation et de promotion entre les personnels selon un principe d’équité et de transparence
  • instaurer un réel dialogue social et des principes transparents dans la gestion des carrières et des gratifications, en évitant que la fusion ne soit à l'origine d'une dégradation de la situation des personnels issus des différentes universités
  • donner un rôle important au CT (comité technique), en le réunissant systématiquement avant chaque CA, en lui donnant la possibilité de travailler dans de bonnes conditions et en assurant un relais entre le CT et le CA par l'invitation systématique au CA d'un de ses représentants délégué par le CT.
  • créer un climat de confiance permettant de revaloriser l'esprit d'initiative de chacun qui constitue le fondement même de la réussite d'une université. Combattons les définitions managériales de la performance !
  • construire notre administration en fonction de choix stratégiques et politiques, au lieu de nous laisser piloter seulement par de soi-disant contraintes techniques, souvent contre-productives, dans lesquelles nous gaspillons une énergie et un temps qui pourraient être mieux utilisés au service de l'Université
  • reconnaître l’implication professionnelle des divers personnels dans l'ensemble de leurs missions à l’université
  • refuser l'évaluation-sanction et la modulation des services qui en découle
  • améliorer les conditions de travail afin de garantir le minimum de sérénité indispensable aux activités d’enseignement et de recherche
  • convertir des postes de MCF en PR pour favoriser les carrières, augmenter les quotas de décharges permettant aux PRAG/PRCE d'écrire une thèse
  • prendre l'avis des départements d'enseignement et des laboratoires de recherche avant de désigner les membres des comités de sélection
  • élaborer une grille discutée par le CA, le CF et le CS pour prendre en compte les particularités des disciplines et des parcours individuels interdisciplinaires, lors des promotions de classe des PR et de l'accès à la hors-classe des MCF
  • donner la priorité au recrutement de fonctionnaires plutôt qu’à des contrats précaires pour les fonctions pérennes
  • mettre en place un véritable statut de l'élu, afin de donner aux élus des différents conseils le temps et les moyens de faire vivre la démocratie, notamment en consultant leurs électeurs sur les différents dossiers, travail indispensable au sein d'une Université aussi grande et diverse que la nôtre.



UNE POLITIQUE D'ENSEIGNEMENT ET DE RECHERCHE EXIGEANTE ET INDEPENDANTE

Nous voulons réaffirmer le lien indéfectible entre recherche et enseignement, qui constitue l'originalité et la force de l'Université

Nos objectifs et nos valeurs :

  • mettre à contribution les conseils élus pour la définition – en large concertation – des axes stratégiques prioritaires de notre développement scientifique et pédagogique, en dépassant les logiques de court terme induites par la succession des appels d'offre gouvernementaux
  • mettre en œuvre des dispositifs apportant un soutien aux innovations et initiatives des collègues afin de redonner vie à l’esprit d’initiative trop souvent tué par le bureaucratisme : soutenir entre autres les initiatives améliorant la réussite des étudiants et les dispositifs pédagogiques innovants
  • proposer une autre vision de l'excellence que celle des discours managériaux, qui sont porteurs de disqualifications de collègues ou d’équipes : le rayonnement et l'attractivité de l'Université de Lorraine naîtront de l'implication de tous dans les projets universitaires, qu'ils soient scientifiques ou pédagogiques.. C'est en améliorant les conditions de travail de tous, en donnant à chacun – enseignants, chercheurs, biatoss, étudiants – l'envie et les moyens de participer à nos projets, en favorisant et en développant les synergies entre disciplines et domaines réunis au sein de l'UL, que nous atteindrons la véritable excellence
  • encourager les coopérations interdisciplinaires en créant des dispositifs transversaux (financement, évaluation des activités scientifiques…) qui éviteront la marginalisation liée aux grilles et dispositifs d'évaluation monodisciplinaires
  • assurer des financements récurrents et conséquents pour les laboratoires, afin de garantir la sérénité nécessaire aux travaux des chercheurs, tout en développant une politique ambitieuse de recherche de ressources propres
  • épauler les laboratoires dans le développement de partenariats avec les EPST et favoriser, dans le cadre d’une politique de recherche soutenue par l’établissement, le développement des projets de recherche des laboratoires, en partenariat avec les écoles doctorales (garantissant des études doctorales dans des conditions réalistes) et le Conseil Scientifique
  • valoriser et renforcer les coopérations internationales, scientifiques et pédagogiques, dans le respect des principes de transparence, d'éthique et de réciprocité
  • respecter les équilibres disciplinaires et territoriaux dans la gestion de l’offre de formation, malgré les difficultés financières prévisibles (transfert de crédits par l’État ne couvrant pas l’ensemble des charges et compétences reçues) : le souci de l'accès de tous les jeunes Lorrains à l'Université doit primer sur les logiques purement budgétaires
  • développer une réflexion stratégique (en concertation large) sur la manière d’améliorer
  1. l'accès à l'enseignement supérieur en Lorraine : les formations existantes au niveau licence seront maintenues sur chaque site, etc.
  2. l’attractivité de l'Université de Lorraine auprès  des étudiants extérieurs
  • mettre en place une politique volontariste de développement de l'apprentissage des langues, pour une meilleure ouverture à l'international


Notre équipe recherchera donc les points d’équilibre entre tous les acteurs de la vie universitaire, dans un esprit de concertation, selon des principes de respect et de valorisation des engagements professionnels de chacun. Elle mènera son action guidée par la définition collégiale de nos axes stratégiques propres et le soutien à l’esprit d’initiative de chacun.

 
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